« Et si la ruse était la plus belle arme des désespérés ? »
Dans Les Fourberies de Scapin , Molière met en scène deux amours
contrariés : Octave aime Hyacinte, Léandre aime Zerbinette, mais
leurs pères s’y opposent fermement. Désespérés, ils se tournent
vers Scapin, valet ingénieux qui promet de les aider à obtenir argent
et liberté. Entre manipulations, stratagèmes et vengeance contre
l’avarice des vieux, Scapin orchestre une cascade de mensonges
jubilatoires… jusqu’au bouleversement final où les identités se
révèlent et où le pardon s’impose.
Sous la mise en scène de Muriel Mayette-Holtz, la farce devient un
théâtre du présent : des jeunes sans autonomie, des pères autoritaires,
une 2CV brinquebalante et une pompe à essence comme lieu de
rendez-vous des coups fourrés. Les costumes contemporains ancrent
la fable dans notre époque et soulignent sa vitalité intacte.
Cette relecture contemporaine fait résonner la précarité, l’injustice
sociale et l’ingéniosité des dominés avec une étonnante actualité,
proche de nous.
Une comédie vive, inventive et profondément humaine, où le théâtre
transforme la misère en terrain de jeu et l’imagination en liberté.